dimanche 3 décembre 2006

Miroir =moi

***

Sur le papier blanc,
J’exprime mes sentiments.
Mes peines, mes joies,
Mes envies de toi.

En rime plates , croisées
Ou encore embrassées,
Je me libère de mes pensées
Noires ou colorées.

Les exprimer pour me soulager,
S’écrire sur du papier
C’est mieux pour se regarder, s’épier
Sans trop se leurrer.

Mon miroir, mon jumeau,
Mon moi, mon ego.
Je me vois en face,
Sans me voiler la face.





Je suis

***

Moi je sais qui je suis
Je ne changerai pour rien
On m’aime, on m’aime moins
Mais je reste ce que je suis
Les gens qui m’aiment bien
Je leur offre mon cœur
Et leur donne du bonheur
Moi, c’est tout ou rien
Pas de demi-mesure
Ça c’est sûr !!!





Plus la même

***

Vous croyez me connaître ,
Mais je ne suis plus comme avant.
On change avec le temps.
Je suis comme je voulais être.
Mais vous ne le voyez pas,
Je ne sais pas pourquoi.

Je suis mon nouveau moi,
Que ça vous plaise ou pas.
J’ai pris de l’âge,
Et surtout du courage,
Pour faire de ma vie,
Ce que j’avais envie.

J’ai beaucoup grandi,
J’ai tout changé dans ma vie,
Pour qu’elle me ressemble.
Je suis fière de ce que je suis.
J’ai suivi le cours de mes envies.
J’ai mes propres idées il me semble.

Ainsi que ma propre personnalité,
Un style bien différencié,
Comme ça je suis moi.
Un monde à moi,
Une vie sur mesure,
Sans aucune censure.




Dégoût

***

Je n’ai pas d’inspiration
Pour te dire ma déception.
Etait-ce par profit ?
Ou juste par envie ?
Que tu m’as fait subir
Tous tes moindres désirs.
M’aurais-tu jetée.
Si cela avait été fait.
Pourquoi ne réponds-tu pas ?
De toute façon, je te déteste déjà.





Le viol

***

Après la grande soirée
Il s’est arrêté sur le bas-côté ;
Il l’a attrapée
Sans rien lui demander !
Elle mena une lutte inouïe
Tout au long de la nuit.

Aucun de ses cris
Ne l’a arrêté !
C’était un ami,
Un vrai
Qui l’a trahie
Avec mépris.

Pilule du lendemain
Qui ne sert à rien !
Il l’a salie, comme un pourri
Sans son avis ;
Avec la rage
D’un homme en cage.

Peur , crainte, inquiétude
Tout cela est bien rude.
Ce soir là elle ne peut l’oublier.
Dans ses pensées et sur son bébé,
Cela restera gravé à jamais,
Depuis ce soir d ‘été.


Concours Regard 2005
Premier prix




Dépendance

***

Il t’en a vendu,
Du fruit défendu !
Tu y a goûté,
Ça t’a beaucoup plu.
Elle te manquait de plus en plus,
Tu ne t’en es plus passé.

Tu as commencé par une barrette,
Tu as trouvé ça super chouette !
Gazer de temps en temps.
Le joint de plus en plus souvent.
Tu m’a laissée bête,
Pour une cigarette !

LSD, cocaïne,
Tu prends de l’héroïne.
Tu tues ta vie
A l’ecstasy !
Tu vas y rester,
A force de planer.


Concours Sabine Sicaud 2004
Prix d’encouragement jeune




Guerre

***

C’est un titre pas original
Pour une histoire pas banale.
L’histoire d’un pays, une puissance,
Qui se croit maîtresse du monde ,
Qui tue des civils en silence,
Qui alerte des grands du monde,
Pour quoi au juste ?
Elle tue des peuples pour s‘enrichir ;
Mais elle n’a pas appris à réfléchir
Apprendre les valeurs justes.
Cette histoire je ne peux la terminer,
Pour l’instant je la vis,
Mais cela m’insupporte que n’importe qui
Puisse tuer des innocents par milliers.
Vous votez pour qui vous voulez,
Mais vous ne savez pas qui vous élisez.
Ne tombons pas dans les extrêmes.
N’oublions pas le passé
Il doit nous servir à ne pas retomber
Dans ce que j’appelle la mauvaise crème.




Concours Sabine Sicaud 2004
Prix d’encouragement jeune




Egoïste

***

Tout pour toi !
N’en n’a-tu pas assez ?
Vouloir être reine et roi.
Apprends à prêter,
Tu n’en seras que plus fort.
Si tu fais des efforts,
Vivre c’est partager.
Partager c’est aimer.




Tu m’énerves

***

Rien que te voir,
Me rappelle les interdits,
Que nous avons franchis
Pour nous : plus aucun espoir.

Je ne peux plus te regarder.
Tu ne fais que m’énerver.
Ta tête m’exaspère,
Il va falloir te taire.

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